• *Cycles mondiaux (9). Les nouvelles planètes, leurs mots clefs et leurs sans précédents historiques...

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     Cet article *  a pour ambition de donner à mes lecteurs trois points d’appui auxquels ils pourront se référer régulièrement :
    1) Comment considérer les trans-saturniennes et des mots-clefs pertinents pour en cerner la spécificité.
    2) Un rappel des dates clefs les concernant.
    3) Leur ordonnancement chronologique et par « profondeur historique ».

    Cet article est aussi une introduction à une série de recherches de fond que je proposerai au fil du temps. Pourquoi ? Parce qu’en ce début 2011, les trois trans-saturniennes — planètes circulant au-delà de la limite traditionnelle du système solaire qu’est Saturne —  que sont Uranus, Neptune et Pluton, viennent de franchir des caps majeurs.

          ***

    Comment considérer les trans-saturniennes et leurs cycles ?

    Depuis la découverte de la première d’entre elles (Uranus en 1781), la plupart des astrologues ont « remonté » le temps pour essayer de comprendre à quoi les corréler. Sans remettre en question la validité de ces recherches, j’ai pour ma part toujours considéré qu’on devait les associer à des sans précédents historiques puisqu’elles en sont elles-mêmes jusqu’à Pluton. Depuis les années 80 je n’ai cessé de défendre cette approche au travers conférences, cours et articles.  

    La difficulté majeure à laquelle se heurtent tous les chercheurs est la multiplication des cycles que ces nouvelles planètes ont introduit dans notre « temps ». Il en découle un foisonnement d’approches, au milieu desquelles il est fort difficile de s’y retrouver, que l’on soit néophyte ou chevronné. D’où l’importance du travail d’A. Barbault qui a essayé d’en hiérarchiser la lecture au travers de son incontournable indice cyclique (cf rubrique liens).

    En tout cas, une chose doit être évidente pour tout le monde  (astrologues ou se prétendant tels, et amateurs) : plus un cycle est lent - donc rare, évidemment-, plus il concerne les processus historiques de fond.

    Tant que ceci n’est pas clairement intégré, on continuera à mélanger l’anecdotique et le fondamental, à faire d’une éclipse l’annonce d’une catastrophe alors qu’il s’en produit plusieurs par an, à s’extasier de la position de la Lune (le plus rapide des astres) sur le thème d’une explosion nucléaire etc. En somme à produire de la confusion. Or les choses sont assez compliquées comme ça (près de 45 cycles tournent sur l’horloge astrologique), inutile d’en rajouter !

    Autre point qui doit être clair : une corrélation doit être vérifiée par un suivi dans le temps ! Cela éviterait les affirmations « en l’air » et autres déductions rapides de manuels de vulgarisation.  Un garde fou indispensable pour les « interprètes » toujours plus ou moins tentés de faire passer leurs désirs ou leurs croyances conscientes ou non devant la nécessaire retenue et l’objectivité qu’exige cette grande Dame qu’est l’astrologie dont Einstein disait qu’elle était « une science illuminatrice en soi ». (Il faut dire que l’astrologie étant, par nature, une discipline de la spatio-temporalité du monde, elle ne pouvait qu’intéresser son « découveur ». Cela dit il semble que finalement la citation ne soit pas de lui, mais je la garde).

    Des mots clefs pour les trans-saturniennes

    Avant de rappeler la durée des cycles, c’est-à-dire de les ordonner à la profondeur historique, j’éprouve le besoin de clarifier les « vertus » des trois trans-saturniennes. Car, là aussi, le foisonnement des descriptions a besoin de simplification, c’est-à-dire de conceptualisation. Les quelques mots-clefs proposés ci-dessous devraient permettre à tout le monde d’y voir plus clair. 

     ***

    Uranus (découverte en 1781), cycle de 84 ans, 7 ans par signe : les astrologues s’accordent pour relier cette planète à l’électricité, à la foudre, aux transports, à la rapidité, à la brièveté, au « coup de génie », à la liberté, aux intuitions soudaines, aux accidents, aux surprises, à l’imprévu, aux explosifs, à la lumière, à la révolte, aux innovations techniques, aux avions, à l’individualisme, à la droite politique, à l’originalité, à l’humour, à la cérébralité, au « flash visionnaire », etc.  Plus techniquement au signe du Verseau, à l’air, au sec. Image retenue : foudre.

    Simplifions : accélérer, libérer et voir. A condition de ne pas les séparer, ces trois mots résument à mes yeux la vertu d’Uranus. En effet, les innovations par exemple, ou l’originalité, peuvent aussi être neptuniennes, ou plutoniennes ! Il faut un cadre pour les distinguer. Uranus va vite, surprend et bouscule la vision. Humour, révolte, accident, transports modernes, foudre, interrupteur, etc., tout ce que la littérature astrologique déploie autour d’Uranus s’y retrouve. Remarque : "voir" implique du recul (ainsi que l'humour, l'aviation, le trait de génie, la liberté, etc...)

     20/04/11: merci à Domica d'avoir relayé cette vidéo de Dominique Cordier qui établit un lien étroit entre la catastrophe de Fukushima qui a eu lieu à l'entrée d'Uranus en Bélier et la claire vision.

    ***

    Neptune (découverte en 1846), cycle de 164 ans environ (pratiquement 2 fois plus lent que celui d’Uranus), 14 ans par signe : drogue, rêve, compassion, spiritualité, mondes psychiques, polymorphisme, amour, médiumnité, confusion, alcoolisme, sentiments, aveuglement, inspiration, foi, enivrement, illusion, imagination (débordante), gauche politique, mouvement de foule, sacrifice, multiplication, prolifération, épidémies, influençabilité, fuite, flou, empathie, magicien, ambiance, réceptivité, fluidité, ondes, musique, émotivité, être trompé, lenteur, insidiosité, mollesse. Plus techniquement au signe des Poissons, à l’eau, à l’humide. Image retenue : brouillard.

    Simplifions : dissoudre les frontières et/ou "baigner dans". Tous les « effets » ci-dessus sont, de facto, le fruit d’une dissolution de frontière ou d’un « baigner dans » qu’il s’agisse d’empathie, de drogue, de médiumnité, d’épidémie, de mouvement de foule, d’influençabilité, de confusion, de musique… Remarque : "baigner dans" implique l'adhésion (ainsi que l'écoute, la compassion, l'illusion...), à contrario du "recul" associé à Uranus.

    ***

    Pluton (découverte en 1930), cycle de 248 ans (somme d’un cycle d’Uranus et d’un cycle de Neptune), de 12 à 30 ans par signe :  puissance instinctive, puissance brute, mort et renaissance, éros et thanatos, sexualité, génétique, mort, enfers, pouvoir de l’argent, volcans, feu des profondeurs, magnétisme, peurs fondamentales, soif de pouvoir et de domination, mémoires ancestrales, ombres, vagues destructrices de fond, perversion, violence,  tout ce qui est caché,  secrets, transmutation, alchimie, radioactivité, inconscient « reptilien », héritages, karma, manipulation, coulisses, égoûts, démon, obsession, emprise, possession, fascination, mafia, régénération.

    Plus techniquement : signe du Scorpion, feu des profondeurs. Image retenue : volcan.
    (Les volcans par pays : ici + Carte du monde des séismes depuis 1900 : ici.)

    Simplifions : impact du temps, de la durée et de la mémoire. (Je n’ai pas, cette fois, employé de verbe, mais j’aurais pu écrire : s’approprier le temps et la mémoire, vu ce que nous faisons des découvertes plutoniennes).

    Remarque : pour les vivants, l'instinct est littéralement vital à la durée. Notamment l'instinct de survie et les besoins de domination, de contrôle, de manipulation qui peuvent en découler en cas de danger réel ou supposé par l’inconscient « reptilien ». La durée c'est aussi l’immortalité (ce qui se transmet ne « meurt » pas) et toutes les possibilités de régénération (renaissance, guérison) ou de déraillement du vivant qui vont avec (les cellules cancéreuses ne meurent pas). Bref tout ce qui permet à quelque chose de durer (les « matrices », la nature, la patrie, le foyer, la famille, la mère, la descendance, les traditions, les coutumes, la mémoire, l’héritage, la médecine, les armes, les gènes, etc), est corrélé à la puissance plutonnienne. 

    ***

    Deux angles d’approche pour en « situer » les cycles.

    Comme je l’ai rappelé en début d’article, à mes yeux, les découvertes successives de ces trans-saturniennes constituent en soi, des sans précédents historiques. En suivant cette thèse, l’on peut ordonner le temps « astrologique » d’aujourd’hui, suivant deux angles complémentaires : chronologique et de profondeur historique.

    C’est au croisement de ces deux angles d’approche qu’une lecture peut, à mon avis, être pertinente. Ce qui ne dispense pas d’ajouter à cette structure temporelle de base tous les autres cycles lents (de 45, 36, 33, 30, 20, 14, 12 ans) dont K.Lagrange s’est donné la peine de rappeler le tempo (ici + lien), et sur la complexité desquels s’appuie A. Barbault (cf liens).

    Angle chronologique :

    1781 : découverte d’Uranus (cycle de 84 ans) à 25° des Gémeaux. Premier tour du zodiaque achevé en 1865.

    1846 : découverte de Neptune (cycle de 164-165 ans) à 26° du Verseau : ce n’est qu’à partir de là que l’on peut considérer les cycles Uranus- Neptune. Premier tour du zodiaque achevé en 2010.

    1930 : découverte de Pluton (cycle de 248 ans) à 18° Cancer (thème de sa découverte : ici) : ce n’est qu’à partir de là que l’on peut considérer les cycles Uranus-Pluton et Neptune-Pluton. Premier tour du zodiaque achevé vers 2178.

    1965-66 (30/06/66)  à 16° vierge : première conjonction (début de cycle) connue entre Uranus et Pluton. Cycle de  113 à 141 ans.

    1992-93 (24/10/93) à 18° Capricorne : première conjonction (début de cycle) connue entre Neptune et Uranus. Cycle de 170-172 ans.

    2384 : première conjonction connue entre Neptune et Pluton (lors de la dernière, en 1892 à 8° Capricorne, on ne connaissait pas Pluton). Cycle de près de 500 ans.

    Angle de profondeur historique :

    248 ans1930, début du cycle de Pluton à partir de sa découverte, à 18° Cancer. Remarque : 2008, entrée de Pluton en Capricorne dans le signe opposé à celui de sa découverte. Opposition exacte à sa « position natale », 2017-2018 (thème de sa découverte : ici) Pluton n’a pas encore entamé de cycle zodiacal classique (passage en Bélier) depuis sa découverte.

    170-172 ans : 1992-1993, premier cycle Uranus-Neptune, 18° Capricorne. Remarque : ce premier cycle commence à l’opposition exacte de là où se trouvait Pluton en 1930 au moment de sa découverte. Il lui est donc associé, ce qui 1) augmente sa profondeur historique, 2) l’associe à  Pluton, 3) renforce la position de Pluton et, 4)  en « objective » l’impact.

    165 ans1846 : début du cycle de Neptune à partir de sa découverte à 26° Verseau. Remarque : 2010, début du second cycle de Neptune à partir de sa date de découverte. Son premier cycle zodiacal classique a commencé en 1861. Son second commencera vers 2025.

    113-141 ans1965-1966, premier cycle Uranus-Pluton à 16° Vierge.

    84 ans11-03-2011 : début du troisième cycle zodiacal classique d’Uranus depuis sa découverte à 25° des Gémeaux (ses précédents, grosso modo : 1843 et 1927).

    Sur ces bases, notre époque devient beaucoup plus simple à comprendre, ainsi que je le montrerai. Evidemment, il faut savoir prendre du recul, vertu d'Uranus.

    Ajout du 27/12/14 : le premier câble transatlantique date de 1858 et c'est bien à ces câbles sous-marins - royaume de Neptune - que nous devons aujourd'hui notre monde "virtualisé" (et non aux satellites - domaine d'Uranus-, désormais dépassés). En 1924, 21 câbles tapissaient l'Atlantique.  Or, voilà qu'un mois après la crise de 1929 - voici Pluton -  un séisme de magnitude 7,2, en fait péter 12 ! Il fallut 9 mois pour tous les réparer.

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